Le parcours civique

Définition

Par le vote de la délibération 106 le 15 janvier 2016, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a institué un parcours civique pour tous les élèves calédoniens. Préambule de la délibération : « Elle [L’école calédonienne] encourage en son sein la pratique de la citoyenneté, afin d’initier les enfants aux débats démocratiques et de les inciter à s’engager au service du bien commun. Elle se propose en conséquence de former tous les jeunes pour les aider à devenir des citoyens responsables et épanouis tant sur le plan personnel, professionnel que civique et social, notamment à travers la mise en œuvre d’un parcours civique qui s’appuie sur les ressources offertes par l’École. Cette ambition se traduit par la reconnaissance de droits concrets au bénéfice des élèves leur permettant l’exercice de la citoyenneté dans les établissements, mais également, par réciprocité, par une obligation de respect des personnes et des biens.

Chapitre 1 : Les objectifs transversaux / Section 1 : Développer l’identité de l’école calédonienne de la délibération 106 du 15 janvier 2016 : Article 10-2 : L’École de la Nouvelle-Calédonie, enrichie des cultures du pays, forme, à tout niveau, aux valeurs et aux pratiques de la citoyenneté afin de favoriser le développement du vivre ensemble dans l’esprit de l’accord de Nouméa. La Nouvelle-Calédonie institue un parcours civique tout au long de l’instruction obligatoire, fondé sur le socle commun qui structure les programmes d’enseignement. A ce titre, l’École calédonienne participe à la création d’un service civique calédonien ouvert à tous.

Le parcours civique s’appuie sur les programmes scolaires et tout particulièrement sur l’enseignement moral et civique qui « doit transmettre un socle de valeurs communes : la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité, la laïcité, l’esprit de justice, le respect de la personne, l’égalité entre les femmes et les hommes, la tolérance et l’absence de toute forme de discrimination. Il doit développer le sens moral et l’esprit critique et permettre à l’élève d’apprendre à adopter un comportement réfléchi. Il prépare à l’exercice de la citoyenneté et sensibilise à la responsabilité individuelle et collective ». Il concerne tous les enseignants de toutes les disciplines.

Le parcours civique s’applique à tous (écoles, collèges, lycées, lycées professionnels, scolarisation à la maison, MFR, SEGPA, structures de formation, ….)

Le parcours civique est un catalyseur de l’éducation à la citoyenneté. C’est une condition nécessaire mais non suffisante.

Le parcours civique affiche une ambition mesurée de l’école calédonienne.

Quelles modalités ?

L’enjeu ici consiste en la définition du parcours en répondant à une nécessité d’une double harmonisation, horizontale (entre les différents parcours) et verticale (entre les Premiers et les Seconds degrés).

Quelles actions et quels contenus ?

Le parcours n’est pas déconnecté des enseignements obligatoires. Le parcours est d’abord innervé par l’ancrage disciplinaire. On peut également prolonger l’activité pédagogique de la classe au sein d’actions dans l’établissement et même durant le temps périscolaire (d’où la question de la labellisation). Le parcours n’est donc pas connexe de ce qui existe déjà, mais prend appui sur l’existant.

  • Il s’agit d’une approche par compétences (expériences concrètes, mise en œuvre pratique) répondant à une nomenclature valorisant certaines actions plus que d’autres : permanente/ponctuelle, humain/non humain, acteur/spectateur, interne/externe (à l’établissement).
  • Module commun imposé puis choix de module par exemple pour le lycéen. Capitalisation d’actions recherchant un équilibre entre les quatre dimensions (voir fiches pages suivantes), avec la nécessité de borner le volume horaire pour chaque dimension à chaque fin de cycle. Dans l’esprit du PENC, si l’équilibre entre les dimensions est nécessaire, une grande marge de liberté est accordée dans les parcours au sein de chaque dimension.
  • Obligation et accessibilité pour toutes et tous (inclusion). À partir du moment où l’élève a suivi l’intégralité du parcours civique, il reçoit une attestation. Si, la certification du parcours est généreuse (c’est une « PLUS-VALUE »), elle ne peut être en aucun cas obligatoire. En cas de non validation du parcours, l’élève ne pourra donc pas être pénalisé.   
  • Pour l’élève : la réalisation du parcours est à la fois individuelle et collective.

 

Qui (acteurs?

--> Ensemble des membres de la communauté éducative (enseignants, vie scolaire, agents, personnels de direction, familles), associations extérieures, institutions, entreprises.

Quand ?

--> Préférentiellement durant le temps scolaire (horaires obligatoires et optionnels) tout en intégrant également les actions hors temps scolaires (associations, …)

Durée ?

--> Valable de la maternelle à la Terminale.

Lieux ?

-->  Dans la classe (enseignement obligatoire), dans l’établissement (enseignement facultatif), hors établissement (au sein d’une action labellisée)

Quelle évaluation ?

--> Dans le 1er degré, possibilité : d’un cahier « Mon parcours civique », d’un dossier numérique  (école numérique) ou de l’usage de l’outil FOLIOS.
 

--> Dans le 2nd degré, possibilité d’entretien entre l’élève et un enseignant (professeur principal ) en fin de cycle 3 et cycle 4 avec un arrêt sur image sur les différents parcours réalisés (balisage du parcours). Également possibilité d’évaluer au DNB dans le cadre de l’oral sur un EPI, rendant obligatoire l’usage d’un outil (FOLIOS) dans le cadre de ce parcours.

Construire le parcours civique de l'élève : document d'accompagnement (en cours d'élaboration)

 

1- Recenser les actions existantes
PDF
2- identifier les actions à construire
PDF
3- Plan de formation par l'équipe pédagogique de l'école
PDF
4- Le parcours civique de l'élève : garder des traces des actions

 

Documents à télécharger

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