Les ressources pour les Besoins Educatifs Particuliers

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La réussite des élèves à l'école passe par la prise en compte de tous les élèves, y compris ceux à besoins particuliers. Pour cela, il est nécessaire de mettre en œuvre des didactiques adaptées mais aussi de connaître les premiers éléments de repérage et de prises en charge spécialisées.

L’objectif des informations présentées ci-dessous est de permettre à tout enseignant de trouver une réponse aux questions qu’il se pose lorsqu’il est confronté à la grande difficulté ou au handicap dans sa classe, lorsqu’un élève risque d’être en décalage avec ses pairs.

Point de départ à une réflexion individuelle ou d’une équipe, être utilisé en conseil de cycle, voire comme support d’une animation pédagogique.

Le droit à l'éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental.

Sachant que plusieurs élèves de notre école sont affectés par des troubles envahissants du développement, il convient de les accompagner le plus efficacement possible et de donner à l'enseignant et aux équipes éducatives des repères susceptibles d'améliorer les pratiques, de développer l'autonomie de l'enfant et de favoriser son épanouissement.

Pour ce faire, la direction de l'enseignement propose, en collaboration avec l'association "MOI JE TED", une malette de ressources pédagogiques et techniques qui aidera à la mise en oeuvre des projets personnalisés pour les élèves.

 

 

 

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Contenu de la malette :

"Scolariser les enfants présentant des TED et des TSA",

EDUSCOL, Ministère de l'éducation nationale - 2012.

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"Petit guide de l'autisme à destination des établissements scolaires

Réseau Bull, 2015.

"Scolariser un enfant avec autisme : concrétement que faire ?"

Elisabeth Bintz, Editions Tom Pousse, 2013

www.tompousse.fr

DVD "ASH : Auxiliaire de vie scolaire" (livret de 40 pages inclus)

CRDP de l' académie de Toulouse, 2012.

BEP dvd ash

"Activités d'enseignement pour enfants autistes"

Eric Schopler, Margaret Lansing et Leslie Waters,

Masson Editions, 2001.

"Laisse-moi t'expliquer... l'autisme"

Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice

Editions Midi Trente, 2012 (malette école élémentaire uniquement)

www.miditrente.ca

"Lolo

Brigitte Marleau

Boomerang Editions, 2006. (malette école maternelle uniquement)

www.boomerangjeunesse.com

Clef USB avec 3 DVD

  • "Inclusion scolaire en maternelle et primaire", Océan invisible production - 2016.
  • "Inclusion scolaire en collège et lycée", Océan invisible production - 2016.
  • "Quelque chose en plus, Autisme et ABA, le bonheur d'apprendre", Océan invisible production - 2013.

 

Faire réussir les élèves à l’école, c’est mettre en œuvre des didactiques adaptées et donc de prendre en compte tous les élèves.

Les informations qui portent sur les troubles des apprentissages diffusées d’une manière éparse sont nombreuses. Où en est-on aujourd’hui à propos des troubles spécifiques des apprentissages ? Comment repérer les difficultés ? Quelles aides peut-on apporter ? Tout ceci, en restant en dehors des polémiques.

Toutefois, il est nécessaire de bien distinguer :

  • les élèves qui éprouvent certaines difficultés d’apprentissage, difficultés qui renvoient à la dyslexie, à la dysphasie, à la dyspraxie, à la dyscalculie, mais qui sont liées à des problèmes de développement,
  • de ceux dont la prégnance des troubles empêche, bloque les apprentissages ce qui les amène à être en décalage avec les enfants de leur âge.

Il s’agit de reconnaître :

  • les premiers, dont les difficultés ne sont pas à nier, mais qui relèvent d’adaptations pédagogiques limitées, de pédagogies différenciées,
  • des seconds qui nécessitent des prises en charge lourdes sans relever du champ du handicap. Il s’agit de mettre à leur disposition des moyens humains et instrumentaux supplémentaires (AV, ordinateur,….), ou bien encore des aménagements pour les examens (tiers temps supplémentaire, accompagnement humain).

Heureusement le nombre d’élèves de cette seconde catégorie en très grande difficulté reste faible et encore une fois il est important de les distinguer de la première catégorie. Il faut arriver à ce que tous soient pris en compte dans leur diversité.
Au-delà de la question de la prise en charge, se posent celles  du :

 repérage action de percevoir un élément, un signe, un comportement inhabituel, inapproprié ou inattendu chez un individu, comparé à ce que l’on observe habituellement chez les autres dans les mêmes conditions.
  • Parents
  • Enseignants
  • DESED
dépistage action de découvrir au terme d’une enquête, d’une recherche ou d’une démarche scientifique, les éléments ou les symptômes permettant des hypothèses diagnostiques.
  • Psychologues scolaires
  •  Médecins (PMI, santé scolaire,…)
diagnostic

acte par lequel le médecin, groupant les symptômes que présente le malade, les rattache à une maladie ayant sa place dans le cadre nosologique.

  • Médecins : scolaires, traitants, spécialistes ;
  • Orthophonistes ;
  • Psychomotriciens ;
  • Ergothérapeutes ;
  • Orthoptistes.

 

Ces questions doivent être au cœur des réflexions.

Il est essentiel d’avoir une représentation précise et commune des troubles spécifiques des apprentissages :

La dyslexie -->
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La dysphasie -->
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La dyscalculie -->
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La dyspraxie -->
Visualiser

 

vidéo de présentation des DYS (31') -->
Vidéo

 

 

CD-ROM "Antony, Clémentine, Saïd et les autres....
Une découverte résolument concrète des troubles spécifiques des apprentiisages à l'usage des enseignants, des médecins, des orthophonistes et des psychologues -->
DVD

en préparation

 

 

 

 

 

Les troubles envahissant du développement (classification internationale des maladies : CIM 10) constituent un ensemble de syndromes (ensemble de signes cliniques et de symptômes).

Le terme « envahissant » employé ici signifie que plusieurs secteurs du développement sont touchés (interactions sociales, langage, comportements,…). L’hétérogénéité des Troubles Envahissants du Développement est déterminée par la sévérité des symptômes, leur âge d’apparition et leur mode d’évolution, les troubles associés, l’existence ou non d’un retard mental,…


Le caractère envahissant de ces troubles, qui affectent plusieurs domaines de développement, les distinguent de ceux pour lesquels un seul domaine est concerné (dysphasie, hyperactivité).
 Ce sont des troubles neurologiques qui :

  • affectent principalement les relations sociales et la communication chez l’enfant,
  • se manifestent aussi par l’apparition de comportements atypiques (inhabituels), répétitifs et le développement d’intérêts restreints chez l’enfant qui en est atteint.

Le nombre et le type de symptômes, le degré de gravité de ces derniers, l’âge de leur apparition et le niveau de fonctionnement varient d’une personne à l’autre mais les difficultés de comportement, de communication et d’interactions sociales sont les manifestations communes aux troubles envahissant du développement.

Formes

D’après les critères diagnostiques, cinq formes de troubles envahissants du développement sont recensés :

1. L'autisme (la plus connue) -->
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2- Le syndrome d’Asperger -->
Visualiser
3- Le syndrome de Rett -->
Visualiser
4- Le trouble désintégratif de l’enfance (ou syndrôme d'Heller) -->
Visualiser
5- Le trouble envahissant du développement non spécifié -->
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Quelques documents de référence :
  • Mieux me comprendre pour mieux m'aider : bande dessinée réalisée par l’équipe «SESSAD des Goélettes», en France.
Recommandations
Sites web

ACANTHE (Association pour l’épanouissement des personnes atteintes d’autisme ou de troubles apparentés)
38 Orée de Marly, 78590 Noisy-le-Roi
Tél. : 01 34 62 92 38
Site Internet : http://www.acanthe.org/

ARAPI (Association pour la recherche sur l'autisme et la prévention des inadaptations)
Association de parents de personnes autistes et de professionnels
BP 1603, 37016 Tours Cedex 1
Tél. : 02 47 35 92 78
Fax : 02 47 35 92 78
Site Internet : www.arapi-autisme.fr

Ce site présente un calendrier des congrès et formations passés et à venir, la liste des parutions et des renseignements sur les publications de l’Arapi ( Bulletin scientifique de l’Arapi, La Lettre de l’Arapi).

La rubrique « A voir à lire,… » propose une importante sélection de livres et de documents vidéos sur l’autisme.

ASPERGER Aide (Association de parents)
23 rue de Paris, 94340 Joinville Le Pont
Tél. : 06 83 50 35 74
Site Internet : www.aspergeraide.com

Ce site est spécialisé sur le syndrome d’Asperger.
Le site propose des informations vous permettant de comprendre ce qu’est le syndrome d’Asperger, des renseignements concernant les groupes de socialisation, le Café Asperger, le centre de bilan d'évaluation pré-diagnostic proposé par l’association, une liste de documents de référence, des annonces et un forum Asperger.
Des articles vous apporteront des explications concernant : aide scolaire et intégration, aide juridique, aide diagnostique, ABA et les outils disponibles.
Les conférences y sont répertoriées.

AUTISME Europe (Association internationale regroupant des associations de parents de personnes autistes)
Rue Montoyer 39,. 1 000 Bruxelles. Belgique
Tél. : +32 (0) 2.675.75.05
Fax : +32 (0) 2.675.72.70
Site Internet : www.autismeurope.org

Ce site propose diverses informations sur l’autisme, une sélection de documents, des enquêtes menées par Autisme Europe et un calendrier des événements à venir.
Vous trouverez également des renseignements concernant la revue « Link ».

AUTISME France (Association de parents de personnes autistes)
1209 chemin des Campelières, 06250 Mougins
Tél. : 810 179 179
Fax : 04 93 46 01 14
Site Internet : http://autisme.france.free.fr

Ce site propose une base documentaire comprenant nombre d’articles sur l’autisme en général, le diagnostic, les prises en charges, les adultes autistes, le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau, et les aspects biologiques de l’autisme.
Une rubrique et consacrée aux droits (allocations, carte d’invalidité, aide sociale,...).
Vous y trouverez également des rapports et textes juridiques, les colloques à venir et toute l’actualité récente sur l’autisme.
Un espace permet de déposer ou de consulter des annonces.
Vous trouverez des informations concernant la revue « La lettre d’Autisme France » et pourrez vous inscrire à la newsletter.

AUTISME France Diffusion
http://autismediffusion.free.fr

Ce site propose un catalogue d’ouvrages et de matériel concernant l’autisme, le syndrome d’Asperger et les TED. Vous y trouverez : des livres généraux sur l’autisme, des témoignages de personnes autistes et de parents, des livres sur les stratégies éducatives et sur la connaissance actuelle sur l’autisme, des livres pour les enfants, des outils et du matériel pédagogique, des ouvrages en anglais ainsi que des documents multimédia.
Vous pouvez commander tous les documents présentés sur ce site en ligne, par mail ou par courrier.

AUTISME et apprentissages
http://www.autisme-apprentissages.org/epages/274916.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/274916/Categories

« Autisme et Apprentissages conçoit, développe, fabrique du matériel et des supports pédagogiques destinés aux personnes atteintes d’un handicap altérant les capacités d’apprentissages, notamment les personnes avec autisme et autres TED ».

AUTISTES sans frontières (Regroupement d’associations de parents de personnes autistes)
92 avenue Niel, 75017 Paris
Tél. : 01 46 22 18 16
Fax : 01 46 22 18 16
Site Internet : www.autistessansfrontieres.com

Vous trouverez sur ce site des informations concernant : le diagnostic précoce, l’autisme, l’origine, la prévalence et le tableau clinique de l’autisme, et le syndrome d’Asperger.
Vous pourrez également consulter une revue de presse et discuter sur plusieurs forums des thèmes suivants : le quotidien avec un enfant autiste, l'intégration à l’école, les thérapies éducatives ou préparer l'avenir.

Fédération SESAME Autisme
53 rue Clisson, 75013 Paris
Tél. : 01 44 24 50 00
Site internet : www.sesame-autisme.com/

Sésame Autisme est une fédération d’associations régionales de parents de personnes autistes.
Ce site propose des informations sur l’actualité de l’autisme, des coordonnées (structures, MDPH, CRA, centres de diagnostic,...), un forum de discussion, des annonces, des textes officiels.
Vous trouverez des informations concernant la revue « Sésame » et pourrez vous inscrire à la newsletter.

FQATED (Fédération québécoise de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement)
www.autisme.qc.ca

Fédération québécoise d’associations régionales de parents de personnes autistes.
Ce site propose de nombreuses fiches explicatives concernant : l’autisme et les TED, le syndrome d’Asperger, l’étiologie, le diagnostic, les traitements et les méthodes éducatives.
Vous pourrez y trouver des témoignages de parents, de personnes avec autisme et de différents intervenants, ainsi qu’un forum de discussion abordant diverses thématiques.

MOSAÏQUES X Fragiles
64 rue Raspail, 92270 Bois-Colombes
Tél. : 01 47 60 24 99
Fax : 01 47 60 24 99
Site Internet : www.xfragile.org

PRO Aid Autisme (Association de parents de personnes autistes)
19 rue des Martyrs, 75009 Paris
Tél. : 01 45 41 52 93
Fax : 01 45 41 52 93
Site Internet : www.proaidautisme.org

Vous trouverez sur ce site de nombreux articles et documents concernant l’actualité de l’autisme (par exemple le diagnostic génétique, la méthode ABA,…), les dates des formations à venir.

SATEDI (Spectre autistique troubles envahissants du développement international)
 3 place du Clos Montholon, 92240 Malakoff
Site Internet : www.satedi.net

Cette association regroupe des personnes francophones avec autisme et TED (troubles envahissants du développement), ainsi que leurs familles.
Ce site regroupe un grand nombre d’articles sur des thématiques variées se rapportant à l’autisme et aux TED : approches biologiques, intégration scolaire, formation, accompagnement, recherches, actualités, des fiches pratiques.
Vous y trouverez également un agenda des événements à venir, un annuaire (associations, sites Internet de personnes TED et organismes) et un forum de discussion.

VAINCRE l'autisme (Association de parents de personnes autistes)
51 rue Léon-Frot, 75011 Paris
Tél. : 01 47 00 47 83
Fax : 01 43 73 64 49
Site Internet : www.leapoursamy.com

Ce site présente des informations générales sur l’autisme. Les projets de cette association y sont détaillés, ainsi que les différentes actions organisées en France et à l’étranger.
Des forums de discussion sont organisés autour de plusieurs thèmes : autisme au quotidien, diagnostic, prise en charge, scolarité et droits.

Attention : tous les enfants instables, difficiles, impulsifs, perturbateurs, ne sont pas des enfants hyperactifs.

Définition

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H) est un trouble neurologique d’origine génétique :

  • Le trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDA/H) concerne des enfants perturbateurs,  indomptables, faux provocateurs ;
  • Le trouble du Déficit de l’Attention sans Hyperactivité (TDA) concerne des enfants distraits, rêveurs, discrets ;
  • Ils ont en commun une difficulté à maintenir leur attention dans le temps, à planifier une tâche.

Ce n’est pas une maladie mais un symptôme que l’on peut retrouver :

  • Chez les enfants déprimés ;
  • Chez les enfants avec TED ou autisme ;Chez les enfants dysphasiques, dyspraxiques ou dyslexiques ;
  • Chez les enfants qui ont des tocs, des obsessions ;
  • Chez les enfants intellectuellement précoces ;
  • Chez les enfants avec carence affective ou éducative,…
Prévalence
  • 3 à 5% de la population générale (1 enfant par classe) ;
  • 5 à 10% des enfants d’âge scolaire ;
  • 3 à 4 garçons pour une fille mais les filles avec TDA sans hyperactivité sont moins bien repérées car elles sont hyperconformes, se suradaptent, cachent leur problème. Elles passent inaperçues

Démarche diagnostique

  • On ne pose pas de diagnostic avant 6 ans, mais  les symptômes sont présents partout (école, maison, loisirs) et depuis toujours;
  • Le diagnostic est clinique et repose sur différentes explorations : bilan neurologique, bilan psychologique, bilan pédopsychiatrique, bilan médical, entretiens avec les parents,….
  • L'observation des enseignants est importante (grille de CONNERS).
Manifestations cliniques du TDA/H
  • L’enfant est d’intelligence normale;
  • Il présente des symptômes excessifs par rapport à son âge ;
  • Il y a trois grandes manifestations de ce déficit d’attention : l’inattention, l’hyperactivité motrice, l’impulsivité :        . un enfant peut avoir des symptômes appartenant à une, deux ou trois de ces catégories. L’hyperactivité et l’impulsivité peuvent s’estomper avec l’âge mais l’inattention persiste.Ces manifestations sont présentes à des degrés variables dans les différentes situations : école, maison, loisirs.
Signaux d'alerte Inattention
  • Difficulté à se concentrer : tout bruit perturbe l’enfant (ne pas le placer à côté de la fenêtre en classe) ;
  • Donne souvent l’impression de ne pas écouter, est facilement distrait ;
  • Ne termine pas ce qu’il entreprend y compris les jeux, semble manquer de persévérance 
  • A tendance à se disperser lorsqu’il exécute une tâche ;
  • Présente des difficultés dans l’organisation et la planification de son travail.
Impulsivité
  • Ne peut attendre son tour, même en sport; - Se précipite pour répondre même s’il n’est pas interrogé, coupe la parole ;
  • Passe d’une activité à une autre sans avoir fini ;
  • Ne peut se conformer aux ordres ;
  • Tolère mal la frustration ;
  • Est incapable d’inhiber ses actions et ses réponses ;
  • A du mal à organiser son travail par manque de stratégie.

Remarque : il faut au moins trois de ces éléments pour parler d’impulsivité.

Hyperactivité motrice
  • Court et grimpe ;
  • Remue sur sa chaise, s’agite ;
  • Ne reste pas assis, ne reste pas à table, se lève souvent ;
  • Ne joue pas en silence, fait du bruit ;
  • Prend des risques ;
  • Est souvent mal accepté par ses camarades en raison de son comportement difficile.

Remarque : il faut au moins trois de ces symptômes pour parler d’hyperactivité motrice.

Troubles associés possibles
  • Troubles des apprentissages ;
  • Anxiété, troubles de l’humeur, baisse de l’estime de soi, état dépressif : l’enfant passe du rire aux larmes, est excessif dans ses affects ;
  • Trouble oppositionnel avec ou sans provocation, agressivité ;
  • Intolérance aux frustrations, aux règles.
A qui faire appel en première instance ? Les personnes ressources
  • Le psychologue scolaire pour une première évaluation : QI (WISC IV),  tests d’attention, échelles de comportement ;   
  • L’orthophoniste : demander un bilan orthophonique ;
  • Le neuropédiatre ou le neuropsychologue ou le pédopsychiatre pour un bilan complet ;
  • Une information auprès de la famille est nécessaire, car bien souvent elle a besoin d’aide pour ce qui concerne les règles éducatives à mettre en place ;
  • Faire une demande de consultation médicale (médecin de PMI, médecin scolaire, médecin traitant).

Que peut-on faire en classe ?

  • Le placer devant pour éviter les sources de distraction ;
  • Tolérer une certaine agitation ; mettre en place des codes (faire signe quand il n’en peut plus) ;
  • Le choisir quand il faut aller chercher quelque chose à l’extérieur de la classe pour lui permettre de faire une pause ;
  • Dans le cadre d’un contrat, autoriser et préciser les moments pendant lesquels il peut bouger dans la classe ;
  • Eviter les doubles tâches, préférer les exercices à trous ;
  • Lui apprendre à relire de façon fractionnée (une consigne type « relisez votre dictée » est trop vague) ;
  • Décomposer les consignes en plusieurs tâches simples ;
  • Le solliciter sur les consignes visuelles car c’est l’attention auditive qui est perturbée ;
  • Favoriser l’autocorrection, permettre les ratures ;
  • Ne pas le pénaliser systématiquement s’il a oublié son matériel ;
  • Mettre en place une fiche d’auto-évaluation du comportement ;
  • Féliciter ou réprimander de suite sans attendre, encourager ;
  • Communiquer avec les parents.

Si l’enfant a une accompagnatrice de vie (AV), celle-ci doit :

  • L’aider à soutenir son attention ;
  • L’aider à prendre le cours, les notes,… mais sans jamais faire les exercices à sa place.
Prise en charge La cause du TDA/H étant multifactorielle, la prise en charge est pluridisciplinaire : psychologique, pédagogique, éducative et médicamenteuse. - Prise en charge médicamenteuse : la RITALINE ou CONCERTA (excitant de la famille des amphétamines), prescrit souvent seulement les jours d’école car c’est un traitement pour améliorer l’attention ;
- Psychothérapie ;
- Rééducation en orthophonie, en psychomotricité ;
- Aide psychopédagogique, conseils aux parents.
Pronostic Le TDA/H a des conséquences familiales, scolaires et sociales importantes : - en maternelle, ce sont des enfants pénibles qui ont juste des troubles du comportement ;
  • en primaire, les difficultés scolaires apparaissent, les relations sociales deviennent difficiles (ils sont rejetés, perdent leurs copains, ne sont plus invités,...) ;
  • au collège, sans soins:

           * 20% guérissent spontanément à l’adolescence,

           * 50% gardent uniquement l’inattention,

          * 30% évoluent vers des « troubles des conduites sociales » (délinquance) car il y a aggravation : échec scolaire massif,    rareté des copains, baisse de l’estime de soi, automutilation,…

  • - au lycée, apparaissent en plus des conduites toxicomaniaques et de la dépression ;
  • - à l’âge adulte, instabilité professionnelle, difficultés relationnelles,…
En savoir plus  Association de parents d’enfants hyperactifs TDAH FRANCE.
Ressources internet
  • MediPedia, l’Encyclopédie des maladies, le TDAH.
  • Site créé et élaboré par Annick VINCENT, médecin-psychiatre, dédié au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).

 

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Synonymes : surdoués, à haut potentiel, avec syndrome de dyssynchronie,…

Attention
Les EIP, contrairement aux idées reçues, ne sont pas forcément en réussite scolaire.

Il convient de distinguer :

  • les enfants « sous-marin » : personne ne les repère, ils se fondent dans la masse (plus souvent des filles ;
  • les enfants qui affichent leur précocité : on leur propose des adaptations, une accélération de leur cursus scolaire ;
  • les enfants qui présentent différentes sortes de troubles.

Il existe des nuances entre :

  • les enfants qui ont un QI (Quotient Intellectuel) supérieur à 125/130 ;
  • les enfants « bout de courbe » qui ont une compétence très développée ;
  • les enfants dits « prodiges » qui possèdent une hyper compétence qui peut durer ou disparaître ;
  • les enfants simplement doués, à l’aise.

Définition

C’est un enfant dont le développement intellectuel est en avance par rapport au développement normal d’un enfant de son âge mais en revanche, il est bien souvent moins en avance dans son développement affectif et psychomoteur.
Il y a généralement dysharmonie entre le développement intellectuel et les développements moteur, psychologique ou affectif (syndrome de dyssynchronie), qui accusent un retard les mettant en difficulté.
« La précocité intellectuelle n’est pas une promesse de réussite, mais une somme de différences neuromotrices, neuropsychologiques, neurophysiologiques, cognitives et psychoaffectives qui confèrent à un enfant des capacités hors normes tout en le plongeant dans un grand sentiment d’incompréhension, dans une profonde souffrance » (Mme Françoise Astolfi).

Prévalence

Ils représentent entre 2 et 5% de la population et toutes scolarités confondues un par classe.

Pourquoi s'intéresser à eux ?

  • 30% sont en échec scolaire et manifestent des difficultés d’apprentissage (un % important n’arrivera pas au bac) ;
  • ils rencontrent des difficultés sociales dues au décalage de leur évolution et au fonctionnement différent de leur mode de raisonnement ;
  • malgré leurs grandes capacités, ils sont souvent considérés comme passifs, rêveurs, étourdis, agités ce qui exacerbe le manque de confiance en eux ;
  • ils ont une image négative d’eux-mêmes et sont incapables de gérer ce problème dont ils n’ont pas conscience ;
  • ils perçoivent leur différence comme un défaut, ont du mal à s’insérer socialement ;
  • ils peuvent « s’automutiler » psychologiquement et jouer un rôle de composition (ce qui les rend indétectables), voire physiquement ;
  • ils ont un besoin vital de reconnaissance et de bienveillance pour s’en sortir en milieu scolaire ;
  • ils souffrent d’une immaturité affective importante.

D’où la nécessité de les identifier pour les aider (quelques repères qui permettent d’identifier les enfants, une échelle de repérage des enfants à haut potentiel).

Signaux d'alerte

Les quelques éléments présentés ci-dessous sont de simples signaux à prendre en compte dans une réflexion plus approfondie sur la scolarité d’un élève et ne sont en aucun cas des signes déterminant une précocité intellectuelle.

Les signes listés ne se manifestent pas obligatoirement chez tous mais la conjonction de plusieurs d’entre eux est un indice qui doit éveiller l’attention de l’enseignant.

Quelques indices caractéristiques :

  • certains accèdent précocement à la lecture, au calcul (grands nombres) ;
  • certains ont une aisance verbale, usent d’un vocabulaire riche, d’une grammaire juste ;
  • certains sont curieux, avides de nouvelles connaissances et recherchent des explications pour se rassure ;
  • certains ont une pensé intuitive : ils donnent un résultat sans pouvoir l’expliquer ;
  • certains argumentent en permanence, de manière logique, déstabilisant les adultes par la pertinence de leurs réflexions ;
  • certains ont une grande capacité à retenir les informations s’ils sont intéressés ;
  • certains ont un sens de l’humour aiguisé, un sens critique très développé ;
  • certains ont une grande rapidité de mémorisation et une concentration exceptionnelle ;
  • certains ont un sens aigu de la justice et des responsabilités ;
  • certains ont un besoin vital de sens en tout domaine ;
  • certains recherchent des explications pour tout sujet ;
  • certains ont une forte réactivité émotionnelle, sont hypersensibles ;
  • certains rejettent tous les exercices répétitifs ;
  • certains ont une capacité de concentration intense ;
  • certains donnent une place importante à l’imaginaire (s’inventent des amis, se racontent des histoires).

mais

  • ils réussissent d’autant moins que la tâche est facile et leurs résultats scolaires sont en dents de scie ;
  • certains ont du mal à investir leur corps (surtout des garçons) ;
  • certains ont des problèmes d’écriture, de présentation du travail ;
  • certains éprouvent des difficultés dans la restitution des connaissances et dans l’interprétation des consignes ;
  • certains n’ont pas la notion de progression et n’ont pas conscience qu’on peut progresser en apprenant ;
  • certains sollicitent l’adulte en permanence ;
  • certains sont anxieux, ont des préoccupations existentielles ;
  • certains sont considérés comme « ergoteurs », « pinailleurs », réfractaires aux ordres, posent des questions embarrassantes ;
  • certains peuvent refuser des compétences fondamentales alors qu’ils peuvent produire des concepts compliqués ;
  • certains sentent qu’ils sont différents : soit ils s’affirment, s’opposent, soit ils se cachent dans la masse, s’interdisant de savoir. Ce besoin de ne pas être remarqué va parfois jusqu’à la mutilation intellectuelle, voire physique.

Les signes les plus caractéristiques à retenir :

  • ils ont une compréhension globale et synthétique mais avec un défaut d’analyse ;
  • ils ont une lecture souvent précoce mais avec des difficultés en écriture ;
  • ils ont des centres d’intérêt comme la vie, la mort, l’espace, les sujets métaphysiques peu en rapport avec leur âge ;
  • ils sont rapides, curieux mais peu tenaces et n’aiment pas l’effort ;
  • ils sont souvent solitaires et recherchent la compagnie des plus grands.
Schéma récapitulatif -->
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Troubles associés possibles
A qui faire appel en première instance ?
  • le médecin scolaire qui s’attachera :
    • à évaluer cliniquement et globalement les potentialités ;
    • à éliminer un problème médical, somatique, mental, familial ou social ;
    • à demander, au besoin, un complément de consultation (médecin traitant, spécialiste des troubles spécifiques des apprentissages,…) ;
    • à informer l’équipe pédagogique en liaison avec le psychologue scolaire.
  • le psychologue scolaire du DESED pour :
    • une évaluation psychométrique, seul indicateur pertinent actuellement (les potentialités intellectuelles de l’enfant concerné doivent se situer dans une zone d’efficience très supérieure par rapport à la population du même âge, avec un QI supérieur à 125/130) ;
    • une aide à la compréhension des mécanismes intellectuels de l’enfant ;une explication de l’angoisse dans laquelle se trouve l’enfant ;une évaluation des compétences ou des difficultés existantes.

Attention
Le QI ne suffit pas à définir la précocité intellectuelle : elle relève aussi de catégories comportementales qui entraînent souvent les enfants dans la spirale de l’échec, voire du refus de l’école.

  • les enseignants spécialisés du DESED qui peuvent :
    • participer au repérage de la précocité intellectuelle d’un élève en difficulté dans la classe ;
    • observer un élève à la demande de l’enseignant de la classe ;
    • recevoir l’enfant et ses parents, réfléchir avec eux.
Que peut-on faire au sein de l’école, du cycle ? La scolarité de l’élève EIP concerne l’ensemble de l’équipe pédagogique qui doit réfléchir à son parcours scolaire, au moment opportun :
  • prévoir  une liaison GS/CP et CM2/6ème impliquant les enseignants de l’école maternelle, élémentaire et du collège pour permettre un suivi cohérent et efficace (exemple de livret de suivi de l’élève EIP) ;
  • choisir (après information à la famille) d’inscrire l’EIP dans une classe à double niveau (lorsque cela est possible) pour lui permettre d’effectuer les deux années en une ;
  • réduire la durée du cycle au bon moment de la scolarité (éventuellement au-delà de l’année réglementaire), en fonction des acquisitions et de la situation psychologique de l’élève pour éviter qu’il ne s’ennuie et lui permettre d’être intellectuellement nourri ;
  • permettre à l’élève qui vit un raccourcissement de cycle, d’acquérir toutes les notions propres à chaque niveau (éviter les « trous » dans les apprentissages) ;
  • concevoir un projet de cursus scolaire de l’élève en équipe (PPRS) ;
  • proposer à l’élève de suivre certains apprentissages dans un autre niveau en fonction de l’avancée de ses acquis ;
  • organiser des groupes de besoins pour répondre aux fonctionnements spécifiques de l’élève.
Que peut-on faire en classe ?
  • l’accepter dans ses différences et ses particularités avec ses défaillances ;
  • veiller à ne pas exiger un travail en dehors de la zone proximale de développement ;
  • lui proposer des situations favorisant l’autonomie afin qu’il se sente davantage valorisé et « nourri » ;
  • ne pas le mettre en compétition permanente en exigeant systématiquement les meilleurs résultats ;
  • faire fonctionner le plus possible la transversalité des matières, l’ouverture à la pluridisciplinarité ;
  • adapter les exigences de l’enseignant aux besoins de l’élève (per exemple s’il éprouve des difficultés d’écriture : exigences minimales au départ et progressives sur l’année) ;
  • l’aider à s’adapter aux exigences scolaires en lui apportant des éléments méthodologiques (d’organisation et de travail), et des stratégies d’apprentissage ;
  • accepter de nourrir sa curiosité intellectuelle dans certains domaines (livres, fiches, activités plus complexes,…) ;
  • éviter les répétitions, les activités d’entraînement systématique quand l’élève a compris la notion étudiée ;
  • lui proposer des activités de recherche motivantes et complexes ;
  • établir un planning de travail personnalisé ;
  • lui proposer des contrats de travail, avec un objectif précis, sur une période donnée ;
  • lui proposer de tutorer des camarades de sa classe avec son accord (et sans que cela devienne systématique) ;
  • mettre en place un PPRS pour répondre aux difficultés repérées.
  • sur le plan affectif : leur permettre de maintenir des liens établis précédemment avec leurs « copains » en les plaçant dans la même classe ;
  • les valoriser à bon escient, les encourager, porter un regard bienveillant sur eux ;
  • s’appuyer sur leurs points forts pour les mettre en valeur, veiller à ce que le sentiment d’estime de soi ne soit pas altéré ;
  • faire preuve de fermeté bienveillante (exigence, rigueur sans rigidité, limites rassurantes et structurantes, clairement exposées).

A propos du doublement de classe
Ce point est souvent abordé en raison de la fréquence des EIP en échec scolaire, démotivés et non intégrés dans le groupe-classe : il est préférable d’éviter le doublement car la répétition d’un programme va à l’encontre de la motivation de l’enfant et risque de favoriser une réelle inhibition intellectuelle (effet « Pygmalion négatif » : fait pour un enfant surdoué non reconnu de se limiter intellectuellement pour essayer de ressembler aux autres).

A propos de l’accélération du cursus
Cette question se pose en raison du QI élevé de ces enfants ; si l’enfant a effectivement un fort potentiel, il faut se demander :

  • s’il sait s’en servir (s’il ne sait pas s’en servir, il rencontrera des difficultés en « sautant une année ») ;
  • s’il ne présente pas d’autres problématiques associées comme la dyslexie (ce sont alors d’autres aménagements qu’il faut proposer) ;
  • s’il ne présente pas une immaturité affective : si l’enfant a un groupe d’amis, pourquoi le couper de ses copains ?
  • si l’enfant a envie de « sauter une classe » (en lui présentant les conséquences au niveau intellectuel, au niveau de ses amis,…).
Relations avec la famille Favoriser le plus possible le dialogue et des rencontres régulières avec la famille car :
  • face aux enseignants qui ne parviennent pas à trouver d’emblée des solutions adaptées, la réaction des parents peut être la déprime, la panique, souvent l’agressivité et la revendication ;
  • face à ces élèves à besoin particulier, les enseignants peuvent se sentir impuissants, voire en échec.

Un travail partenarial est nécessaire dans un climat de confiance réciproque, pour établir un lien dans la continuité et appréhender l’enfant dans son milieu familial et l’élève dans son milieu scolaire.

Bibliographie

- L’enfant surdoué. L’aider à grandir, l’aider à réussir, Jeanne Siaud-Facchin,Ed. ODILE JACOB 2002
Le plus complet, le plus technique. C’est un ouvrage écrit par une psychologue très pointue, pour expliquer le fonctionnement de l’enfant intellectuellement précoce. Le langage est très professionnel, le sujet très détaillé.
Les + : explique particulièrement bien la problématique de la « pensée précoce », avec des exemples parlants.
Les - : très technique ! Le langage utilisé est parfois un peu hermétique pour celles et ceux qui ne se sont pas plongés dans la psychologie de l’enfant, il est donc parfois difficile à lire et demande une bonne concentration.

- Le paradoxe de la précocité intellectuelle, D. Jachet,CRDP Haute-Normandie 2003
D. Jachet était principal de collège à Rouen. Il a engagé une réflexion avec son équipe sur la précocité intellectuelle dont il nous livre les résultats. Un petit livre très dense, très complet, résolument tourné vers le monde enseignant.
Les + : Un must ! Tous les aspects du problème sont abordés de manière simple et directe. Primaire, secondaire, inspection,… tous sont concernés.
Les - : Aucun.

- L’enfant doué L’intelligence réconciliée, Arielle Ada/Hélène Catroux,Ed. ODILE JACOB 2003
La précocité intellectuelle vue sous l’angle de la gestion mentale : comment aider l’enfant précoce à devenir un élève précoce en utilisant les techniques pédagogiques d’Antoine de la Garanderie. Son école de Lausanne, à l’origine destinée aux enfants en difficulté face aux apprentissages, est essentiellement remplie d’élèves précoces… qui finissent par réussir à apprendre !
Les + : Plein de solutions, de pistes de réflexion, de techniques,…
Les - : Très très technique ! L’écriture ressemble à celle de La Garanderie… il faut du temps et beaucoup de concentration pour l’exploiter. Sans formation à la gestion mentale, c’est souvent difficile à mettre en oeuvre.

 - Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante (6ème édition), J.C. Terrassier, ESF 2006
Premier traité du « pape » de la précocité, inventeur du terme « dyssynchronie » pour spécifier les difficultés propres à l’enfant précoce. On rentre là dans des considérations psychologiques, en partant d’expériences vécues.
Bon aperçu d’une situation souvent dramatique, avant la prise de conscience des réelles difficultés de certains EIP.
Les + : Terrassier est « le » psychologue qui se bat depuis plus de 20 ans pour faire reconnaître les difficultés rencontrées par les EIP et pour dissocier précocité et réussite scolaire.
Les - : Très virulent à l’encontre des enseignants dont il a dû tenter de réparer les dégâts auprès d’enfants très abîmés par le système scolaire français.

- Même pas grave! L'échec scolaire ça se soigne, O. Revol, J.C. Lattès 2006
Le point de vue d'un pédopsychiatre sur les difficultés scolaires rencontrées par des enfants, dont des élèves intellectuellement précoces. Instructif et émouvant, on comprend mieux les mécanismes qui amènent certains enfants à l'échec scolaire, voire à la phobie scolaire.
Les + : Facile à lire, rempli d'exemples clairs et bouleversant.
Les - : Difficile de prendre du recul devant la souffrance de certains...

- Enfants exceptionnels – Précocité intellectuelle, haut potentiel et talent, sous la coordination de T. Lubbart, Amphi psychologie, Bréal 2006
L'approche universitaire de la précocité intellectuelle. Le laboratoire Cognition et Développement de l'université Paris V Descartes réunit dans cet ouvrage les avancées de la recherche sur la question.
Les + : Très complet quant aux différentes approches des chercheurs.
Les - : Destiné aux chercheurs!

- Enfants précoces, enfants hors norme?, Dr V. Foussier– Ed. J. Lyon 2008
Une approche un peu différente, d'un médecin endocrinologue maman d'enfants intellectuellement précoces.
Les + : Des pistes de réflexions intéressantes, des explications simples.
Les - : Assez directif, surtout vis-à-vis des enseignants.

- Scolariser l'élève intellectuellement précoce, J.M. Louis, F. Ramond – Dunod 2007
Probablement le best-seller en la matière! Ecrit par un IEN spécialisé et une Conseillère Pédagogique, c'est une analyse particulièrement claire des besoins spécifiques des élèves intellectuellement précoces.
Les + : De nombreuses pistes à mettre en œuvre dans la classe, dans l'école, des conseils, des réponses... tout ce qui manque pour comprendre et accompagner ces élèves dans leurs apprentissages. Un must!
Les - : Aucun.

Associations Quelques liens intéressants (par ordre alphabétique) :
AAREIP Rhône : Association d'Aide à la Reconnaissance des Enfants Intellectuellement Précoces.
AEHPI : Association pour l’épanouissement des Enfants à Haut Potentiel Intellectuel. 
AFEP : Association Française pour les Enfants Précoces.
ALREP : Associations de Loisirs, de Rencontre et d'Education pour les Enfants et adolescents Précoces.
ANPEIP FRANCE : Fédération des Associations  ANPEIP pour les enfants intellectuellement précoces : Un forum est accessible sur le site, pour tous, et la plupart des associations possèdent leur propre liste de dialogue, réservées aux adhérent

 

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La phobie scolaire ou refus scolaire anxieux est classée dans la rubrique phobies sociales et troubles anxieux, du dictionnaire médical de classification internationale des maladies (DSM IV).

Les symptômes montrent une angoisse excessive, anormale, irrationnelle et inappropriée liée à une émotion envahissante, pouvant être aiguë, conduisant à un refus de se rendre normalement à l’école, et entraînant de manière permanente ou discontinue une souffrance psycho-affective significative chez un enfant / un adolescent  âgé de moins de 18 ans. Depuis les années 80 on note une recrudescence de ce type de phénomène.

L’anxiété peut se manifester par des attaques de panique associées à des facteurs déclenchants (entrée dans l’école, activité de la classe, jeux de cour,....), ou bien être anticipée par l’enfant pour pallier la situation redoutée (crises avant l’école).
           
L’enfant apparait comme exigeant, tyrannique, réclamant une attention constante, vulnérable en dehors du cocon familial, refusant de prendre part à des activités sociales sans la présence de ses parents.

Il s’agit donc de stratégies d’évitement de l’enfant, plus ou moins conscientes, qui n’ont  rien à voir avec le décrochage scolaire, marqué lui aussi par l’absentéisme (de type école buissonnière) ou le désintérêt scolaire pouvant provenir d’un trouble de l'apprentissage, ou  bien encore d’un absentéisme de convenance cautionné par les parents.
           
Dans les cas graves, l’enfant, du fait de l'angoisse suscitée par la situation , a de réelles difficultés à suivre les cours à l’école et la phobie scolaire ou refus anxieux de l’école est à considérer comme une vraie maladie.

Il convient toutefois de rester vigilant face à certains phénomènes :

  • l’ennui à l’école, 
  • le sentiment d’inutilité ou
  • le refus scolaire sans anxiété apparente pouvant masquer une dépression , associée ou non à une précocité intellectuelle, des troubles caractériels ou une pathologie plus grave du psychisme,..

L’anxiété à l’origine du refus anxieux de l’école est sous-tendu par une angoisse de séparation du milieu familial, réactivée en fonction des circonstances, que l’on ne retrouve pas dans le désintérêt scolaire. Les symptômes manifestes de l’anxiété rendent compte d’un  cumul entre fragilité interne et facteurs externes, pouvant être liés à des symptômes dépressifs sous-jacents.

L’installation de ces troubles en intensité et en durée entraîne une altération de la vie scolaire et psycho-affective de l’enfant (absentéisme, baisse du rendement scolaire, trouble psychoaffectif, troubles somatiques divers, souffrance psychique,…).

L’école se trouve donc directement impliquée, sans signifier pour autant qu’elle en soit directement responsable. Elle reste un lieu signifiant de la confrontation aux pairs et au savoir, à l’autonomie et à la séparation du milieu parental. De fait, elle peut-être aussi vécue comme un lieu dangereux et anxiogène.

 Il convient de bien repérer les premiers signes d’alerte afin d’éviter une accentuation ou une chronicisation de ces troubles , et éviter une déscolarisation.

Angoisse de séparation : un  phénomène intégré dans le  développement
           
L’angoisse de séparation (dite développementale) fait partie intégrante du développement de l’enfant dès sa naissance : elle est un repère fondamental et indispensable dans le développement psychoaffectif et  révélateur des liens d’ attachement mère /enfant dans la toute première enfance ( travaux de D.D.Winnicott).    


L’attachement, fondé sur une sécurité de base psycho-affective conduit à développer la conquête de l’autonomie, l’accès progressif à la culture et  aux divers apprentissages dans un réseau de stabilité et de confiance en soi suffisant et stimulant, sans craintes excessives,  favorisant :

  • le  développement des compétences sociales et les réponses émotionnelles adaptées  selon la situation et les informations perçues,
  • une maîtrise progressive des angoisses de l’enfance (endormissement, peur du noir, crainte des animaux fantastiques tels que loups, ogres , fantômes),
  • une tolérance  à la frustration plus adéquate (acceptation progressive de la frustration, capacité à différer ses envies).

Les liens d’attachement (suffisamment solides) permettent paradoxalement le détachement. Les séparations vont être, au cours de la petite enfance, de mieux en mieux acceptées et tolérées par l’enfant... et sa maman. L’angoisse de séparation développementale est donc la première étape, naturelle et nécessaire de tout développement et de tout apprentissage. 

Si elle peut-être réactivée lors d'événements particuliers d’intensité affective importante tels que, par exemple, l’entrée à l’école maternelle ou primaire, les pleurs sont en mesure de cesser, passés les premiers moments de scolarisation. Il s’agit là d’une situation tout à fait ordinaire sauf si elle perdure ou s'intensifie.

Refus scolaire anxieux : un trouble  de la séparation
           
On trouve ce trouble chez des enfants pour qui le monde environnant extérieur au milieu familial, est perçu comme anxiogène et dangereux. Certains enfants peuvent selon leur personnalité être de constitution timide ou inhibés, voire amenés à traverser dans leur vie quotidienne des moments difficiles, ce qui peut occasionner angoisse et repli : déménagements, changements d'école, deuil, séparation,...).

Ce qui doit attirer notre vigilance, c’est l’incapacité de l’enfant à dépasser ses craintes ou ses angoisses et à l’impossibilité de trouver une solution apaisante interne, l’inquiétant demeurant l’installation du phénomène dans la durée associée aux manifestations d’angoisse exacerbées dépassant le cadre de la normale, jusqu’au refus anxieux parasitant toute vie sociale ordinaire.           

Le trouble est donc en quantité, en  intensité et en durée  plus envahissant, il marque une dimension médicalisée au phénomène et marque la différence entre la normalité et la pathologie (exemple de normalité : angoisse légère et transitoire ; exemple de  pathologie : trouble sous -tendu par une anxiété massive de séparation).

Le refus anxieux de l’école (ou phobie scolaire) s’enracine dans une angoisse  profonde. Il peut passer longtemps inaperçu, s’installer progressivement et insidieusement, ou apparaître d’emblée comme une évidence.

La classification entre angoisse de séparation et phobie sociale de type refus scolaire anxieux dépend de l’âge de l’enfant. Plus l’enfant est jeune, plus les manifestations sont à ranger dans les angoisses de séparation. L’apparition et la prise en charge tardives du trouble anxieux sont des facteurs aggravants.

L’anxiété repérée limite les possibilités d’autonomie relative, quel que soit l’âge de l’enfant, entraînant une réticence persistante ou un refus d’aller à l’école, ou bien de sortir de la maison afin de rester confiné à l’intérieur. 

 

 

 

 

Prévalence
  • L’anxiété  de séparation touche en moyenne 4 à 5% de la population infanto-juvénile, en âge de scolarisation; des pics d’intensité correspondent à l’entrée dans les différents cycles scolaires; pas de différence garçon/ fille dans la répartition des troubles, pas d’incidence particulière du milieu socio-économique.
  • A 5/6 ans: l’entrée à la «grande école», moment important d'émergence ou de réactivation d’angoisse, liées aux premières séparations parentales et à l’entrée dans les apprentissages.
  • A 10/11 ans et 14/15 ans: même phénomène lié de plus au remaniement pulsionnel et psychique de l’adolescence.

Points de vigilance somatiques 

Manifestations corporelles durant l’école ou au moment de s’y rendre

 

  • Nausées, maux de tête, sueurs, frissons, vomissements, diarrhées, énurésie, encoprésie ;
  • Palpitations, tremblement, sensations d’évanouissement, gêne ou oppression respiratoire ;
  • Apparition ou aggravation possible d’une pathologie existante (diabète, asthme, exéma, obésité,...)
Manifestations thymiques (humeur) ou comportementales
  • Inquiétude et besoin de réassurance constante, dévalorisation de soi, fatigue persistante et inexpliquée, agitation, perturbations du sommeil, rêves/cauchemars angoissants, repli sur soi, isolement, tristesse, pleurs ;
  • Caprices, exclusivité de la relation, colères  mais aussi attitude trop sérieuse, obéissante, toujours tournée vers le plaisir de l’entourage ;
  • Méticulosité excessive parfois ritualisée, envahissement  de la pensée par des tocs qui peuvent entraver un bon fonctionnement scolaire (par exemple se laver les mains sans cesse, crainte d'être contaminé par des microbes,...).

Les symptômes peuvent prendre l'allure de troubles renvoyant au registre névrotique.

Manifestations scolaires
  • Grande inhibition avec troubles scolaires, ralentissement ou rupture des acquis, paralysie intellectuelle en classe : peur panique de se tromper, de ne pas être à la hauteur des tâches à accomplir, impossibilité de penser, de raisonner, lenteur et panique excessive au moment des contrôles, pouvant conduire à l’hypothèse d’un appauvrissement général de l’investissement scolaire ou d’une déficience intellectuelle.
  • Anxiété de performance : exigence de perfection, insatisfaction de lui-même, hypersensibilité au jugement des professeurs, effort scolaire fourni démesuré par rapport à celui demandé, absence lors des contrôles parfois pour des raisons somatiques
Facteurs externes déclenchant pouvant révéler ou aggraver les troubles
  • Sentiment d’humiliation à la préadolescence : moqueries liées au physique (poids, couleur origine, aspect).
  • Insécurité, racket, phénomènes de bandes.
  • Déménagement, changements ou bouleversements dans la famille.
  • Développement d’une forme de phobie sociale : retrait progressif des activités de groupe, restriction du nombre d'amis pouvant entraîner un repli progressif des activités de groupe, conduire à l'isolement (jeux virtuels, investissements extrascolaires limités ou confinés à la maison).
Facteurs internes inquiétants: rumination, préoccupations morbides
  • Les craintes fantasmatiques de l’enfant portent essentiellement sur sa famille ou sur lui-même (maladies, accidents, agressions, rapts, terreurs nocturnes tournant autour de la séparation, de la mort,…). Ces peurs peuvent, avec l’adolescence se transformer en obsessions ou prendre la forme d’une anxiété généralisée, plus diffuse mais souvent morbide pouvant déboucher sur des maladies psychiatriques invalidantes (type schizophrénie), et une consultation psychiatrique s’impose d’urgence.
  • L'amélioration de la phobie scolaire dépend beaucoup de l'environnement de l'enfant, de la qualité des relations qu'il entretient avec ses parents, de leur degré d'anxiété réciproque et des conflits inconscients propres à l’espace familial qui viennent envahir le milieu scolaire.
Le traitement global relève  d’une aide psychothérapique externe à l’école. Une prise en charge pluridisciplinaire est indispensable
Les personnes ressources
  • Médecin de P.M.I en petite et moyenne section, médecin scolaire ou l’infirmière scolaire à l’école primaire et dans le second cycle;
  • DESED : première aide et première évaluation;
  • Psychologue scolaire : examen psychologique, entretiens, suivi et accompagnement dans le but de diminuer le sentiment d'angoisse vécu par l'enfant;
  • CMP (centre médico-psychologique de soins ambulatoire) composé d’une équipe pluridisciplinaire : psychologue clinicien, pédopsychiatre, infirmières psychiatriques, assistante sociale, psychomotricien, pour un bilan complet : cibler les angoisses et les difficultés et adapter les prises en charge thérapeutiques en fonction des besoins :
           . psychothérapie individuelle pour l’enfant,
           . psychothérapie familiale éventuelle,
           . visites à domicile du personnel soignant.
           (Traitements médicamenteux, hospitalisation laissés à l'appréciation du médecin psychiatre)
Ce qu’il faut éviter: la déscolarisation
  • Ramener progressivement l’enfant à fréquenter l’école: à terme, l’absence de scolarisation alimente et renforce le symptôme par des conduites d’évitement plus ancrées, isolent l’enfant de ses pairs et renforcent ses difficultés.
  • Rappeler l’obligation de scolarité applicable en Nouvelle-Calédonie et  la place de la législation.
Actions possibles Organiser des  équipes éducatives pour permettre l’étude et le suivi de la situation par l'équipe pluridisciplinaire élargie : (psychologues, éducateurs, enseignants, parents, médecin scolaire, médecin traitant, IEP ou secrétariat de CCEP) afin :
  • d’évaluer les besoins en aide matérielle et humaine (AV ? autre?),
  • de trouver des solutions consensuelles de re-scolarisation ou d’adaptation de la scolarité, à adapter en fonction du profil de l’élève, de la gravité de ses symptômes et des soins psychologiques qui vont lui être dispensés,
  • de circonscrire les aménagements pédagogiques qui doivent être contractualisés dans un projet construit (type PPESA) et tendre vers une re-scolarisation programmée et étalée dans un échéancier parfois sur plusieurs semaines ou plusieurs mois : (entrée décalée? temps de scolarisation aménagé ? matières enseignées ?),
  • de définir les modalités de reprise de l’enfant en cas de crise, en essayant de ne pas s’engager dans des réponses ponctuelles, au coup par coup ( qui contacter ?,  autres modalités ?)
Comment aider l'enfant ?

Ne pas nier les peurs, elles sont réelles, mais l'aider à trouver des stratégies tactiques pour les combattre et contenir son angoisse:

  1. Les Parents  (quelques exemples)
  • Alterner accompagnement à l'école par  la mère et par le père;
  • Verbaliser les étapes de la journée, (rassurer), féliciter, montrer de l'intérêt pour ce qu'il fait en classe, soutenir l’enfant, mettre l’accent sur ses acquis;
  • Fractionner le temps des devoirs, ménager des pauses fréquentes (fatigabilité liée à l'angoisse), participer à la gestion du cartable, des classeurs, du cahier de textes,…
  1. - L'enseignant : (quelques pistes):
  • Etre vigilant sur l’absentéisme et les signes cliniques de mal-être décrits précédemment, avant que ne se cristallise le refus anxieux;
  • Rassurer en verbalisant les actes, les émotions ressenties et en ritualisant les stratégies que l’enfant pourra utiliser dans différents contextes;
  • Être souple dans l'organisation du temps : permettre la sieste, donner plus de temps (tension interne occasionnant la fatigue);
  • Eviter de culpabiliser l’enfant et sa famille.
En savoir plus

 

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Définition
On définit ainsi l'élève qui arrive de son pays sans maîtrise suffisante de la langue française ou des apprentissages. Il est considéré comme non francophone si le pays d'origine n'a aucune relation historique et géographique avec la langue française. Le terme « nouvel arrivant » permettra de différencier celui qui vient d'arriver par rapport à celui déjà scolarisé en France, dans un département, un territoire d’outre-mer ou en Nouvelle-Calédonie. Bien entendu, on ne saurait être « nouvel arrivant » très longtemps. On considère généralement que l'élève peut endosser cette terminologie pendant les deux premières années de sa présence en Nouvelle-Calédonie par exemple.

Une enquête réalisée en 2010 dans les écoles élémentaires publiques de la Nouvelle-Calédonie recense seulement une vingtaine d’élèves étrangers non francophones, essentiellement en province Sud.

Hétérogénéité du public accueilli

La situation de l’élève nouvellement arrivé peut être extrêmement complexe et recouvrir des réalités très différentes : les situations migratoires, familiales et scolaires sont très variées. Il importe donc que l'équipe éducative qui aura l'élève en charge en soit consciente et puisse arriver à connaître l'origine ainsi que les circonstances qui ont prévalu au départ et à l'arrivée. L'enseignant y trouvera des informations qui lui permettront sans aucun doute d'éviter quelques erreurs importantes dans l'accueil et l'orientation et qui favoriseront sa relation avec l'élève et avec sa famille.

Source : CASNAV-CAREP de Nancy-Metz

 

Accueillir un élève nouvellement arrivé à l’école élémentaire -->

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La ludothèque des Besoins Educatifs Particuliers met à la disposition des enseignants, sous forme de prêt, des tests, ouvrages, revues, CD, DVD, vidéo cassettes, livres, affiches,...
Liste des jeux à destination du détour pédagogique -->
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Afin de contribuer à la construction et l'enrichissement d'un fichier réunissant différents scénarii pédagogiques ou observations, les enseignants qui empruntent ces jeux sont invités à répondre au questionnaire suivant -->
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Pour tous renseignements, contacter le centre de ressources BEP à la DENC (Immeuble Foch, 4ème étage) au 23.95.93

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